Graham Dot Zip est un comédien dont la chaîne YouTube s’est rapidement développée grâce à ses provocations envers les systèmes d’IA utilisés pour les premiers entretiens d’embauche. Plusieurs vidéos ont atteint près de 2 millions de vues ces dernières semaines. Dans l’une d’elles, il répond à toutes les questions par du charabia, que le bot répète comme s’il s’agissait de réponses cohérentes. Une autre se transforme en échange interminable de politesses professionnelles. D’autres vidéos montrent des internautes convainquant des bots qu’ils sont en train de mourir, ou leur faisant consommer leurs jetons dans des conversations absurdes.

Dans sa vidéo la plus récente, Dot Zip envoie Victor, un représentant IA qu’il a créé, discuter avec un recruteur IA présenté comme l’intermédiaire d’une entreprise. Victor donne une version inexacte des qualifications de Dot Zip et de sa participation à un projet. Interrogé sur le salaire, il affirme que Dot Zip accepterait environ 60 000 dollars par an. Celui-ci indique viser entre 140 000 et 150 000 dollars. Le recruteur refuse de dépasser 90 000 dollars.

Dot Zip quitte l’appel pendant quelques instants. Les deux systèmes fixent un entretien de suivi, puis se remercient et se disent au revoir à répétition sans parvenir à mettre fin à la conversation. Victor a ainsi ignoré les consignes concernant les qualifications et le niveau de rémunération.

Les entretiens menés par des IA suscitent une forte méfiance chez les candidats. L’épisode soulève aussi la question des agents utilisés dans le commerce automatisé. Des entreprises technologiques développent des bots capables de faire des achats et de mener d’autres échanges commerciaux. Leur aptitude à obtenir de bonnes conditions reste incertaine. Les décisions qui engagent des faits ou de l’argent exigent encore une supervision humaine.